Le 401(k) : l'équivalent américain de l'épargne retraite
Le 401(k) est un plan d'épargne retraite proposé par de nombreux employeurs américains, avec des cotisations prélevées avant impôt sur le salaire (plafond 2025 autour de 23 500 USD, davantage après 50 ans grâce au « catch-up contribution »). De nombreux employeurs proposent un abondement (« matching »), souvent 50 % à 100 % des cotisations jusqu'à un certain pourcentage du salaire — c'est un avantage à ne jamais laisser sur la table, équivalent à un complément de salaire immédiat.
Il existe aussi le Roth 401(k) et l'IRA (Individual Retirement Account), qui inversent la logique fiscale : cotisations non déductibles mais retraits totalement exonérés à la retraite, intéressant si vous anticipez une tranche d'imposition plus élevée dans le futur.
| Dispositif | Avantage fiscal | Plafond annuel 2025 (indicatif) |
|---|---|---|
| 401(k) traditionnel | Cotisations déductibles, imposition à la sortie | ~23 500 USD |
| Roth 401(k) / Roth IRA | Cotisations non déductibles, sortie exonérée | ~23 500 USD (401k) / ~7 000 USD (IRA) |
| HSA (santé) | Triple exonération (cotisation, croissance, retrait santé) | ~4 300 USD individuel / ~8 550 USD famille |
Investir en bourse : courtiers et fiscalité
Les courtiers américains (Fidelity, Schwab, Vanguard) sont réputés pour leurs frais très bas, voire nuls sur les transactions d'actions et ETF. Un résident fiscal américain paie l'impôt sur les plus-values selon la durée de détention : taux ordinaire (jusqu'à 37 %) si détenu moins d'un an (« short-term »), taux préférentiel (0, 15 ou 20 % selon le revenu) si détenu plus d'un an (« long-term capital gains »).
Attention au piège inverse : un résident fiscal américain qui investit dans des fonds domiciliés hors des États-Unis (y compris des fonds français ou luxembourgeois grand public) tombe généralement sous le régime PFIC évoqué plus haut, avec une fiscalité et une charge déclarative très lourdes. Mieux vaut, une fois résident fiscal américain, investir directement via des comptes-titres et fonds domiciliés aux États-Unis.
Consultez un conseiller franco-américain avant votre départ pour clôturer ou restructurer PEA, assurance-vie et fonds français afin d'éviter le régime PFIC, dont la fiscalité peut dépasser 50 % du gain réalisé dans les pires cas.
L'immobilier locatif comme investissement
L'investissement locatif reste une stratégie patrimoniale populaire aux États-Unis, avec des mécanismes d'amortissement fiscal (« depreciation ») qui permettent de réduire significativement le revenu imposable généré par un bien loué, même si sa valeur augmente sur le marché.