Avant le départ (2 à 6 mois avant)
- Sécuriser son statut d'immigration : PVT tiré au sort, permis de travail approuvé, ou CSQ/résidence permanente obtenue.
- Faire évaluer ses diplômes (WES, ICES ou équivalent québécois) si nécessaire pour l'emploi ou l'immigration.
- Souscrire une assurance santé/rapatriement privée couvrant au minimum les 3 premiers mois (délai de carence provincial).
- Prévenir l'administration fiscale française de son départ et faire le point sur la Sécurité sociale (maintien ou non via la CFE).
- Ouvrir un compte bancaire canadien à distance si possible (RBC, TD, BMO, Desjardins, Scotiabank).
- Réunir les documents essentiels : passeport valide, diplômes originaux et traductions, casier judiciaire, relevés bancaires, contrat de travail le cas échéant.
- Prévoir un budget d'installation (dépôt logement, premiers mois de loyer, équipement) : comptez au minimum 4 000 à 6 000 CAD (2 700 à 4 100 €) de trésorerie disponible.
Le premier mois sur place
- Demander le Numéro d'assurance sociale (NAS) auprès de Service Canada dès l'arrivée.
- S'inscrire au régime de santé provincial (RAMQ, OHIP, MSP…) même si la couverture démarre après 3 mois.
- Finaliser l'ouverture du compte bancaire et demander une carte de crédit adaptée aux nouveaux arrivants.
- Trouver un logement (bail signé, dépôt versé selon les règles provinciales) et effectuer un changement d'adresse officiel.
- Souscrire un forfait mobile canadien et un accès Internet résidentiel.
- Inscrire les enfants à l'école ou à la garderie en vérifiant les règles linguistiques applicables (loi 101 au Québec notamment).
Les trois à six premiers mois
- Entamer les démarches d'échange du permis de conduire français (SAAQ au Québec, équivalent en Ontario) avant l'expiration du délai applicable.
- Vérifier l'activation effective de la couverture santé provinciale à la fin du délai de carence.
- Constituer un historique de crédit canadien via une carte adaptée, utilisée et remboursée régulièrement.
- Faire un point fiscal complet avec un comptable pour la première déclaration (fédérale + provinciale au Québec), notamment sur les avoirs français (formulaire T1135 si applicable).
- Ouvrir un CELI et/ou un REER dès que des droits de cotisation sont accumulés pour commencer à épargner de façon fiscalement avantageuse.
- Engager les démarches de reconnaissance professionnelle (ordre professionnel) si votre métier est réglementé.
Une installation canadienne réussie repose surtout sur l'anticipation administrative (NAS, santé, fiscalité) et la patience culturelle (hiver, codes sociaux, réseau à construire) : les six premiers mois sont les plus exigeants, mais la structure du système canadien récompense vite ceux qui suivent méthodiquement ces étapes.