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Résidence fiscale françaiseFiscalité France

La résidence fiscale se détermine selon l'article 4 B du CGI et les conventions bilatérales. Elle change tout : imposition mondiale ou seulement française.

Les critères de l'article 4 B

Vous êtes résident fiscal français si vous répondez à UN SEUL des critères suivants :

  • Foyer ou lieu de séjour principal en France (>183 jours).
  • Activité professionnelle principale exercée en France.
  • Centre des intérêts économiques en France (patrimoine, revenus).
  • Statut d'agent de l'État à l'étranger.

Les conventions bilatérales priment

Si vous êtes résident selon les deux droits internes (français et étranger), la convention fiscale bilatérale tranche via une cascade de critères : foyer permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité, accord amiable entre États.

Devenir non-résident : conséquences

  • Imposition en France uniquement sur les revenus de source française (immobilier, salaires France, plus-values immobilières).
  • Taux minimum de 20 % (30 % au-delà de 28 797 € de revenus 2024).
  • Pas de prélèvements sociaux sur salaires étrangers.
  • Livret A et LDDS conservés (résidence hors UE/EEE : bloqués mais gardés).
  • PEA fermé si départ hors EEE.

Formalités du départ

Formalité clé — Exit tax

Si votre patrimoine mobilier dépasse 800 000 € au moment du départ, l'exit tax s'applique aux plus-values latentes. Un sursis de paiement automatique est possible pour les États coopératifs (Suisse, Hong Kong signent la clause). À anticiper avec un fiscaliste.

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